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Erik Awum

Erik Awum nait il y a 34 ans à Yaoundé, dans un Cameroun en pleine effervescence. L’argent coule à flot, mais le pays s’apprête à basculer dans un changement de régime qui va le figer. 

 

Erik, le passionné de politique, ne connaîtra que ce régime-là. Il grandit dans un quartier populaire auprès d’une mère enseignante. Mais surtout d’une grand-mère. Son idole. Sa passionaria. Un lien si fort qu’il se poursuit encore aujourd’hui, par-delà la vie et… le royaume des ancêtres. De son père mélomane, il tient un amour dévorant pour la musique.

 

C’est ce dernier qui l’initie au Blues et au Rock & Roll. Dès l’âge de 5 ans, il chante et mime à la perfection ses idoles. Chuck Berry, James Brown, Elvis Priestley… et surtout Jimmy Hendrix ! Erik est plus chanteur que guitariste. Mais d’Hendrix il aime le souffle de rébellion que porte sa musique, mais aussi les accents si singuliers de sa guitare qui le plongent dans l’Afrique profonde.

 

L’Afrique des mystères et des spiritualités ancestrales dont il est imprégné. C’est ainsi que, dans les thématiques qu’il aborde, on retrouve tantôt le tambour des ancêtres, tantôt la parole d’un enfant bâillonné … le départ !

 

Autant de marqueurs qui se lisent dans l’histoire personnelle de celui qui fut, dès l’adolescence, estampillé «inadapté social ». Pour d’autres, un génie dont l’esprit vif s’approprie les mathématiques, la psychologie ou l’histoire avec une facilité déconcertante. Un esprit qui, pourtant, refuse de se fixer dans les cadres prévus par un système éducatif jugé étriqué.

 

Après un Baccalauréat scientifique obtenu avec mention, il entre à l’université qu’il va quitter 5 ans plus tard. Ni les mathématiques ni la psychologie ne lui donnent envie d’aller plus loin. Il s’ennuie. Il doit guérir de cette école formatée, mais non sans y avoir semé la graine du Panafricanisme, de ceux qui se réclament de l’Afrique de Kemet, pharaonique et phare du monde. Liberté et authenticité.
La révolte – pour en revenir à elle – est un trait majeur chez l’artiste qui n’ignore rien des difficultés sociales de son pays. Il trouve alors dans le Reggae la parfaite expression de sa liberté. Cette influence Reggae lui vient de son oncle qui le familiarise avec le rythme, la danse, le balancement.

 

D’ailleurs, même si la base de sa musique est Blues, Bob Marley et Peter Tosh demeurent (aujourd’hui encore) ses références. Surtout Peter Tosh qui lui donne «envie de faire revivre une époque de folie, de bonheur spontané et vrai!

 

Mais c’est d’abord en Afrique qu’il rencontre ses premiers maîtres de musique. Manu Dibango, le patriarche, Fela, dont il est emballé par la folie et le génie. Mais surtout un groupe qui réunit à lui seul toutes les facettes d’Erik. Un Bikutsi, musique traditionnelle de son pays Beti, revisité aux guitares électriques et sublimé par l’authentique et météoritique génie Zanzibar, le leader légendaire du groupe qui plongeait Yaoundé en transe dans les années 80.

 

Source : Erik Wum officiel


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