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Mohamed Loakira

Mohamed Loakira

Mohamed Loakira est né en 1945 à Marrakech. Il a fait ses études à la Faculté des Lettres de Rabat.

 

C’est dans la revue Souffles qu’il publie un poème de son premier recueil, L’Horizon est d’argile, préfacé par Abdellatif  Laâbi. Il confiait : « L’espace fondateur de cette prédilection pour l’écriture fut, sans conteste, la Place Jamaâ El Fna à Marrakech. C’est là que, tout enfant, j’ai appris à ne pas dissocierle « dire » des voix, des rythmes, des couleurs, des odeurs de la cuisine campagnarde».


Mohamed Loakira est l’auteur de nombreux recueils de poèmes, Marrakech (1973, EMI), Chants superposés (1977, EMI), L’OEil ébréché (1980, éd. Stouky), Moments (1981, éd. Stouky), Semblable à la soif (1986, Al Asas), Grain de nul désert(1994, Al Ittissal) qui a reçu le Prix Grand Atlas. Avec N’être (2002, La Une) et Contre-jour (2004, Marsam), sa poésie évolue vers le récit, assumé totalement dans la trilogie L’Esplanade des Saints & Cie, A Corps perdu et L’Inavouable (2006, 2008, 2009, Marsam).

 

Mohamed Loakira affirme vouloir « décloisonner les modes d’écriture, cherchant la fusion, la cohabitation et le dialogue entre diverses expressions, notamment ma poésie, la peinture marocaine, la musique et l’esthétique du silence».

Il a été directeur des Arts au ministère de la Culture, animateur au Festival d’Avignon de 1971 à 1980, producteur d’émissions culturelles radiophoniques.

Il a également mis en scène des spectacles alliant sa poésie à la danse contemporaine, et réalisé des montages audiovisuels de lectures croisées, intégrant poésie, peinture et musique.

Il a publié un recueil de poèmes, Confidences d’automne (2011, Marsam).

Quelques livres de Mohamed Loakira:

 

Confidences d’automne (2011) Marsam, 112 p., 50 DH

A l’approche de la mort, le poète interroge ce qui reste à vivre, et fait un bilan plein d’humour et de finesse de son parcours.

Entre souvenirs, espoirs, regrets et choses rêvées, ce texte est celui d’un homme follement attaché à la vie.


L’Esplanade des Saints & Cie  (2006) Marsam, 160 p., 60 DH

Le premier tome de la trilogie décrit une famille ordinaire de Marrakech : Lalla Chama, soumise et insatisfaite, son mari, Ba Jelloul, qui court la gueuse et les troquets, et surtout le petit Mamoun, fasciné par les ruelles autour de Jamaâ El Fna et qui rêve d’être conteur…


A Corps perdu (2008) Marsam, 156 p., 60 DH

Dans le second volet de la trilogie, Lalla Chama est morte, et Mamoun s’est endurci.

La légende des gens ordinaires devient un drame, celui de la quête désespérée de soi.

Mohamed Loakira explore les méandres des consciences tourmentées.

 

L’Inavouable (2009) Marsam, 160 p., 60 DH

Mamoun est arrivé à l’âge d’homme. La famille est dispersée. A son retour, après de longues années, peut-être d’exil, sa femme est partie, emmenant leurs enfants.

Le troisième volet de la trilogie dit le désespoir et la solitude d’un homme qui a perdu sa raison d’être.

Ce qu'en disent les critiques

« L’Esplanade des Saints & CIE est une simple histoire familiale, faite de ses conflits, de ses frustrations et de ses « Assemblées du Haut Conseil de Rectitude (HCR) », comme celle que tout un chacun a pu connaître, que Mohamed Loakira transforme en conte, pour en rendre la banalité, les lâchetés et la violence. Dans une langue splendide, qui fouine dans chacun des détails pour rendre toutes les couleurs, toutes les nuances, toutes les odeurs et les sonorités, pour donner un corps vivant et sensuel à la légende de gens non héroïques et sans aura. Truculent et savoureux».

Kenza Sefrioui, Le Journal hebdomadaire, n°259, 10-16 juin 2006
 

« Loakira est, par excellence, un poète du lieu, de la ville. […] Loakira crie Marrak’ch, à la fois bonne et mauvaise, fière et honteuse, lucide et aveugle, prometteuse et prisonnière, séduisante et offerte ; hésitante, au seuil d’une schizophrénie davantage déprimante qu’éclairante».

Mohammed Chraïbi, revue Mensuel, n°11, août-septembre 2008
 

« Dans un style rapide, dirai-je cinématographique, Loakira décrit le désespoir et la déchéance de l’être, mais à travers une prose poétique, le conte, la chronique, le rythme d’une musique intérieure très blues. Le temps et les événements se télescopent et se relatent sur un ton teinté de dérision, de grotesque, de dramatique, voire d’une forme de fantastique.

Khalil Rais, L’Opinion, 24 avril 2009, à propos de L’Inavouable