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Hommage à Cherkaoui

Arts plastiques


Exposition Hommage à Cherkaoui organisée par L’Ambassade de la République de Pologne à Rabat à l’occasion de la commémoration du 220 ème anniversaire des relations culturelles et scientifiques entre la Pologne et le Maroc sous le haut patronage de sa Majesté le Roi Mohammed VI.

 

Vernissage le 3 mai à 19h00

 

L'Ambassade de Pologne à Rabat organise un événement majeur à l'occasion de la Fête Nationale de la République de Pologne, le 3 mai 2012 à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc, pour commémorer 220 ans de relations culturelles et scientifiques entre la Pologne et le Maroc et la présence des Polonais au Royaume Chérifien qui a commencé avec le voyage au Maroc de l'écrivain et chercheur polonais Jan Potocki en 1791.

Cette fête sera l'occasion de présenter une exposition inédite de tableaux d'illustres peintres marocains et polonais résidant à l'étranger intitulée « Hommage à Ahmed Cherkaoui ».

Passionné par l'art graphique, très développé dans les années soixantes en Pologne, Ahmed Cherkaoui y a passé une année à étudier l'art polonais et par son travail à Varsovie en 1960-1961 fut le précurseur de la peinture moderne au Maroc.

Des peintres marocains de renom ont été invités à prendre part à cette exposition sans précédant : Farid Belkahia, Mohamed Melehi, Mahi Binebine, Mohamed Mrabet, Nourddine Chater, Omar Mahfoudi, Mohamed Menguit, Zakaria Ramhani, Mustapha Hafid, Aziz Sayed et des artistes polonais qui sont liés avec le Maroc par des liens professionnels et sentimentaux : Tomek Kawiak, Bogdan Korczowski et Anna Draus Hafid. Tous ces artistes honoreront le vernissage de l'exposition, le 3 mai à 19 h, à la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc à Rabat.  

 

Présentation par MOHAMMED Amine SBIHI, Ministre de la Culture

Il y a plus de deux siècles, en 1791, arrivait au Maroc un aristocrate polonais, Jan Potocki, ingénieur, député, écrivain mais surtout grand voyageur.

Des deux mois passés à parcourir le Maroc, Jan Potocki fera un récit de voyages «voyage dans l’empire du Maroc en 1791 » publié à Varsovie en 1792. Document historique d’une grande valeur, sur la cour du Maroc sous le règne du souverain alaouite Moulay Yazid, sur les populations rencontrées, sur les paysages et villes visitées, sur les émotions ressenties.
D’autres voyageurs polonais ont, par la suite, au début du siècle dernier, sillonné le Maroc, attirés par sa culture et ses espaces, laissant nombre d’écrits et d’études.
En commémoration de ces deux cent vingt années de relations culturelles, Son Excellence Witold Spirydowicz, ambassadeur de Pologne à Rabat, a eu la très belle idée d’organiser une exposition de peintres renommés, polonais et marocains, autour d’un hommage à feu Ahmed Cherkaoui qui, par son travail à Varsovie en 1960-1961, à l’Académie des Beaux Arts, fut le précurseur de la peinture moderne au Maroc.
D’autres artistes suivront, attirés par cette Pologne de grande tradition culturelle qui a, depuis des siècles, accueilli artistes, peintres, sculpteurs et architectes.
La peinture, c’est un peu comme les voyages, dit-on.
Alors découvrons, à travers des artistes d’ici et de là bas, la beauté d’un art sans frontière.
Une belle manière de célébrer les relations amicales et chaleureuses entre la Pologne et le Maroc.

 

Pour la mémoire par Mohamed Melehi
La meilleure reconnaissance que je puisse avoir envers Feu Ahmed Cherkaoui, c’est
l’édition d’un livre sur son œuvre picturale que j’avais réalisé à sa mémoire, en compagnie
de trois auteurs de renom : Abdelkébir Khatibi, Edmond Amran El Maleh et Tony Maraini,
par les éditions Shoof en 1975. Cet ouvrage rendait hommage à son œuvre et à la forte
influence, à l’emprise même qu’il détenait, en quelque sorte, sur l’art contemporain marocain. Ceci pour l’artiste qu’il était.
Cherkaoui voulait que ça bouillonne en art au Maroc. Il exigeait, c’est le cas de le dire, la
création illico d’un musée pour l’art des Marocains et des artistes amis du Maroc. L’homme
assumait le rôle de mentor et de promoteur artistique, dénigrant toute forme de complaisance
envers un art facile ou naïf. Son obsession était que son art, tout comme celui de ses
compatriotes, sans distinction aucune, atteigne le niveau universel, à l’instar des nations
indépendantes et développées. Il était le farouche adversaire d’un certain art réservé aux
autochtones et contait à maintes reprises sa célèbre allégorie non moins ironique : il ne s’agissait pas de tomber tout bonnement dans la situation du médecin dentiste réservé aux
croyants musulmans*, installé dans la rue Ferhate Hachad à Casablanca, dans les premiers
jours de l’indépendance du Maroc.
Bref, la disparition prématurée d’Ahmed Cherkaoui fut une perte considérable pour l’art au
Maroc. Son œuvre approfondie, tout comme son legs sur le plan des idées et des aspirations,
est déjà d’un apport indéniable et ne saurait ne pas influencer, encore moins inspirer, toute
une génération de peintres au Maroc.
Asilah, Février 2012 




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